Je regardais les prévisions météorologique hier et ça ne me semblait pas inquiétant. Vers 23h il y avait déjà une bonne bordée, mais rien d'énervant. C'est l'hiver, on s'y attend. Mais ce matin, j'ai bien vu que les déneigeuses avaient poussé de la neige dans les entrées et qu'il en avait tombé encore plus.
Ah là, ce n'est plus la même chose. J'en avais à mi-mollet et la neige avait eu le temps de compacter un peu durant la nuit. S'ensuit alors la course à la bonne pelle pour dégager la voiture. Je pense donc à la soufleuse qui pourrait nous sortir de là en un rien de temps, avant de me raviser vu tout le travail à faire.
On a donc opté pour l'option bulldozer, ma solution préférée. "Tu peux reculer pied au plancher?" que j'ai demandé à Copine. elle me dit que non, elle aimerait mieux que ce soit moi. On convient donc d'un code de signaux de la main, pour vite se rendre compte que ce sera vitre baissée, tête dehors.
C'est donc accélérateur à fond que j'ai simplement lancé la voiture au travers de la lame de neige. J'ai préalablement défait la portion plus solide pour éviter de cogner, ralentir puis coincer. En l'Espace de quelques secondes, nous étions prêt pour l'expédition...
Moins d'une heure pour faire le trajet Charny-ULaval, mais quand même, il n'y a que quelques kilomètres qui nous en séparent. Il m'a fallu profiter d'un long feu rouge pour déclacer les essuis-glace et ôter l'accumulation de slush qui gênait leur bon fonctionnement. Plus tard aujourd'hui, retour sur le feu.
Sarkozy n'est pas De Gaulle, on le savait tous, mais certains avaient des illusions à ce propos. Alors quand le président français a parlé de l'unité, union, alliance, whatever, ça a explosé. Les journalistes ont détourné les yeux des accidents et chiens écrasés pour sauter sur l'occasion de créer une fausse polémique, de rouvrir un débat vide qui (le pense-t-on) va chercher les québécois pour les faire vibrer.
Les libéraux ont sourit, les péquistes se sont gratté la tête, les séparatistes ont grogné et les autres comme moi se sont donné un tape sur le front avec un "et merde" à voix haute.
La morale de l'histoire: les gens en visitent ne viennent pas ici pour se mêler de politique locale; ils ne veulent pas le faire et ne doivent pas le faire. Ils n'y connaissent rien de toute façon. Et ça vaut tant pour ceux qui passent au Québec que pour les délégations du Québec à l'étranger.
C'est dimanche et selon votre version du testament que vous lisez, dans la genèse il y est dit qu'une fois la création terminée il y a eu un jour de repos. Donc, aujourd'hui ne travaillez pas, mais allez dehors, car il faut beau. Et si ce discours vieux-jeu de religion ne vous va pas, allez quand même dehors car il fait fichetrement beau.