Il semblerait que je ne peux pas penser à vous, lecteurs potentiels, je n'ai pas le temps de bien m'occuper de moi. On y va donc avec du remplissage. Imprévu. Mais c'est du bon remplissage.
On va faire un peu d'histoire et de géographie. Vous allez devoir situer le point le plus étroit entre les deux rives du fleuve St-Laurent, à proximité de Québec. Et pensez maintenant à un moyen humain de franchir cet espace. Les plus perspicaces vont déjà avoir pensé à un pont, ce qui est une excellente idée.
Le pont de Québec, ce merveilleux tas de ferrailles, splendide oeuvre du génie humain, celui qui se dresse et se cabre d'une falaise à l'autre. Il a bien eu quelques pépins à ses débuts, subit des transformations au fil des années, mais il tient bon encore, malgré son piteux état. C'est qu'il est gravement malade: il rouille.
Des travaux de peinture ont débuté en 1996, sur un échéancier de 10 ans. On s'imagine bien, en le regardant même furtivement, que quelque chose a mal tourné. Des retards, des conflits, des modifications aux contrats, etc. Tout ça fait en sorte que le joyau prévu pour le 400e n'a pas été livré. Il n'était simplement pas livrable. Ce qui fait que cet été, on a eu droit à une simple fête de 2 jours, en plus de la cérémonie des 90 ou 100 ans de je ne sais plus quelle tragédie.
Le pont de Québec est de plus en plus négligé.
Classé patrimoine je ne sais trop quoi, il nous est impossible de s'en défaire à présent, on doit vivre avec et l'endurer comme ça. Ou l'améliorer. Mais faudrait se grouiller avant que ça tombe...
Quoiqu'il advienne, quoiqu'il arrive, le pont aura toujours son utilité. Comme vous le voyez, les pigeons (ou autre espèce) ont élu domicile sous la chaussée, dans la structure, où ils le peuvent quoi!